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Les Editions Mutine

Présentation des livres édités, des auteurs, de nos manifestations. Contact mail : editions.mutine@wanadoo.fr Tél : 03 80 31 25 07

Marc Victor, des Editions Mutine... à Canal + !

Publié le 16 Janvier 2014 par Les Editions Mutine dans Lumière sur...

Marc Victor, l’un des créateurs de la série Kaboul Kitchen est aussi écrivain. Son deuxième roman "Regrets éternels" a été publié aux Editions Mutine en septembre 2004. L'aventure se passe non à Kaboul mais dans le Cimetière de Paris-Pantin. Il se dégage de ce roman tragi-comique, au travers de scènes et de situations souvent burlesques, une mélancolie douce-amère. Son roman "Regrets éternels" est toujours disponible (Cf en dessous cet article).

J’ai rencontré l’auteur au salon du livre de Paris où nous avons présenté le livre. Marc, journaliste à RFI, était justement en France en ce mois de mars 2005  et retournait peu de temps après à Kaboul. Marie-Thérèse Mutin.

 

article MARCVICTOR

Sur Canal +, démarre ce lundi une nouvelle série avec Gilbert Melki dans le rôle principal. Il incarne Jacky, restaurateur qui a ouvert un établissement en plein Kaboul. Dans la vraie vie, Jacky est Marc Victor, et 20 Minutes l'a rencontré...

Au démarrage, Marc Victor était arrivé à Kaboul en tant que journaliste, pour RFI. Très vite, il a rejoint une ONG, et au bout de deux ans il en a eu assez de cette vie, mais pas de la ville. « J’avais vraiment envie de rester, raconte-t-il. Les Afghans sont très attachants; ils ressemblent un peu aux Français par certains côtés : ils sont très caustiques, ils se marrent bien. Et quand on aime la montagne c’est un pays magnifique, même si la vie quotidienne est un peu dure. Et la communauté étrangère est très soudée ». 

Mais cette communauté n’avait pas de lieu pour se retrouver justement, elle s’ennuie un peu le soir. « Avec des copains on s’est dit qu’on voulait un endroit pour nous ; on a trouvé un très beau jardin, chose assez rare à Kaboul. On a fait un restaurant, un bar, on a creusé une piscine et c’est devenu un lieu de rencontres passionnant, avec des humanitaires, des mercenaires, des diplomates. Et c’était plein tout le temps : on n’avait pas vraiment de concurrence ».

 C’est ce petit monde grouillant que raconte Kaboul Kitchen, avec des anecdotes réelles ou  inventées, mais toujours avec une base de vérité. Comme cette histoire de la piscine qui pose problème, avec les femmes en maillot qui y plongent. « On n’a jamais eu d’intégristes se plaignant de la piscine, raconte Marc Victor, mais des Afghans souhaitaient venir, prendre des photos des étrangères en maillot de bain ».  Un choc des cultures parfois compliqué à gérer, mais « quand on est là-bas, on a aussi besoin de se retrouver avec nos codes occidentaux, de boire de l’alcool », confie Marc Victor.

Au bout de 4 ans, il y a eu un attentat dans Kaboul, qui a un peu refroidi tout le monde. Les gens ne sont plus sortis, le restaurant a fermé pendant un mois. « Et j’ai trouvé des acheteurs, se souvient l’ex-restaurateur. Je pensais tourner la page afghane et puis ça m’a rattrapé avec la série. Moi j’étais content : je n’avais plus très envie d’être ni journaliste ni restaurateur. J’ai trouvé autre chose ».


 

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"Regrets éternels" de Marc Victor

Publié le 16 Janvier 2014 par Les Editions Mutine dans Lumière sur...

Livre broché - 224 pages - 12 € (ROMAN)

Livre broché - 224 pages - 12 € (ROMAN)

"... J'apprendrai que Fil et Doudou, à la demande d'Androuschka, avaient envisagé de réagir.
"Tu présentais des signes évidents de démence" me confiera le vendeur de cercueils, pendant la mi-temps d'un match du Tournoi des VI nations. Ils avaient même projeté d'agresser physiquement Gustave, qu'ils soupçonnaient de m'avoir initié à Ludwig pour m'envoûter, et me manipuler afin d'obtenir ensuite Dieu sait quoi ! Le répertoire des perversions humaines dépassait leur imagination.
Finalement, ils m'avaient offert l'intégrale de Salvatore Adamo.
Ce ne sera pas la seule fois, cet été-là, que j'épouserai la passion d'un autre, le seul moyen que j'ai trouvé pour pallier mon inappétence pour les plaisirs de la vie."

Dès le livre refermé, on a une grande envie d'aller arpenter les avenues de ce cimetière de Paris-Pantin à la recherche des personnages que Marc Victor a su rendre si attachants, si émouvants dans leur désertitude, si proches de nous : Guillain le narrateur, la vieille Androuschka qui dialogue avec ses souvenirs, Fil le sourcilleux gardien des lieux, Doudou, le vendeur de cercueils aux fantasmes morbides et Gustave et Augustine de passage cet été là dans ce lieu calme, fleuri, paisible (pas toujours d'ailleurs !)

Il se dégage, de ce roman tragi-comique, au travers de scènes et de situations souvent burlesques, une mélancolie douce-amère.


 

 
L'ouvrage ci-dessus est toujours disponible.
Vous pouvez le commander à :
 
Les Editions Mutine
34 rue des Vernottes
21110 CESSEY-sur-Tille
 
Il vous sera envoyé par retour du courrier
dès réception du chèque.
 LES FRAIS DE PORT SONT DE 2€50.
 
OU
ACHAT EN LIGNE via le lien ci-dessous :
(Pour l'achat en ligne ce titre se trouve dans la catégorie ROMANS )
 
 
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Lumière sur Laurent Vignat et ses "Profils de plâtre"

Publié le 7 Janvier 2014 par Les Editions Mutine dans Dans la Presse

Lumière sur Laurent Vignat et ses "Profils de plâtre"Lumière sur Laurent Vignat et ses "Profils de plâtre"

 

 

Ces « Profils de plâtre » de Laurent Vignat qui ne résistent pas aux saillies de bon aloi

 

L’auteur givrotin Laurent Vignat en est présentement à son sixième ouvrage consistant. Avec « Profils de plâtre » - installé sur les présentoirs à partir de la fin octobre 2013 - trouve-t-il là une fois de plus matière à échappatoire. Vers un ailleurs malléable non dénué de fondement. Et jubilatoire par la force des choses.

 

Huit cas de figure

 

Une étudiante en droit, un chef d’Etat pris au piège de la crise mondiale, une S.D.F., un député préoccupé par sa réélection… ce sont en tout huit singuliers pans sociétaux qui ont été couchés sur le plan de naissance par l’ennemi juré de la page blanche. Mû par le souci constant de la description la plus pittoresque possible, et un style fleuri ne laissant aucune chance à la triste banalité, Laurent Vignat, qui a commencé d’écrire à l’âge de 14 ans, lève un coin du voile. « C’est un livre de nouvelles, car il est très important que les histoires illustrent un motif commun, avec des silhouettes de passage. Le mot profil a une nouvelle signification, avec le profil facebook. Il définit notre identité sociale et professionnelle. J’avais choisi comme épigraphe ces mots d’Henri Michaux : » Tu laisses quelqu’un nager en toi, aménager en toi, faire du plâtre en toi et tu veux encore être toi-même ! ». Il s’agit de faire craqueler ces profils si fragiles. Tous ces personnages vont être obligés d’être eux-mêmes, c’est-à-dire se débarrasser de leur profil. Ce sont de simples récits de vie, parfois aussi des nouvelles absurdes, fantastiques ». Quels ont été les catalyseurs ? « Mes nombreuses activités m’amènent à rencontrer plein de personnes, et je note sur mon carnet une phrase dite, une observation… Il faut lire de A à Z, car les nouvelles se répondent entre elles ». Ecrivain à la crédibilité grandissante, Laurent Vignat aura été retenu en vertu de la qualité de ses ouvrages pour représenter la Bourgogne outre-Rhin, insigne honneur. Au mois d’août 2012 il a mis à profit ces quatre semaines pour rédiger partiellement ces « Profils de plâtre » lors d’une résidence à Edenkoben, aux côtés d’homologues allemands. « C’est une reconnaissance symbolique, un moment très important. J’ai été choisi d’après un panel d’une vingtaine d’auteurs. On m’a offert du temps, et c’est sans commune mesure avec mon quotidien (j’écris en général le soir durant une heure, une heure et demie). C’est un souvenir extraordinaire, une très belle expérience. J’en suis parti les larmes aux yeux », a-t-il confessé. L’homme est retourné au pays de Goethe fin octobre de l’an dernier, afin d’y réaliser la promotion de son livre à la Maison de la Bourgogne de Mayence, sous la forme d’une petite conférence et d’une lecture. Le Givrotin donnera d’ailleurs une autre conférence (« Ecrire contre le temps »), le samedi 18 janvier de 10h30 à 12h, à la médiathèque de Corpeau. On l’écoutera également prochainement sur « Radio Campus Dijon », et le verra sur « F.R.3 Bourgogne Franche-Comté ».

 

« Tant qu’il y aura des femmes, il y aura des livres ! »

 

Va-t-en-guerre impénitent contre l’inspiration récalcitrante, Laurent Vignat considère ses pulsions littéraires avec le plus grand respect. « Ecrire c’est une conquête sur l’indistinct. C’est le plaisir de trouver le mot juste qui va bien cerner la réalité. J’ai l’impression que si ce n’est pas précis, tout s’enfuit. Retrouver la saveur des mots permet de fixer les choix. Ecrire est un travail de patience, de ténacité. Cet acte demande du temps. Les activités qui s’inscrivent dans le temps sont de plus en plus rares. D’un seul coup on ralentit le rythme. Le rôle de l’écrivain, l’artisan des mots, c’est de distraire le lecteur et l’amener à voir son environnement de manière un peu différente. J’essaie de faire en sorte que le lecteur ne s’ennuie pas. Il y a un aspect un peu « poil à gratter », dans tous mes ouvrages il y a une critique sociale ». Quel type d’auteur pense-t-il être ? « Un observateur amusé des normes de mon époque. Ecrire, c’est prendre un pas de décalage par rapport au spectacle du monde. L’écrivain a une petite veilleuse qui s’éclaire. Je ne suis pas non plus dans la déploration, ni dans la nostalgie amère, il y a encore beaucoup de choses à inventer. Le livre est un objet sensuel et pratique, mais j’aime bien relever des bizarreries et des absurdités de notre époque. A chaque livre on se réinvente, on se remet en cause, on essaie de se renouveler. Il y a toujours une profonde angoisse. Mon épouse est ma première lectrice. Je ne suis jamais sûr de moi, l’incertitude est au cœur même de la création ». Optimiste, ou pessimiste, quant à l’avenir du support écrit ? « Je suis optimiste, car il y a des femmes ! Elles restent fidèles à la littérature, la fiction. Tant qu’il y aura des femmes, il y aura des livres ! La littérature gardera le livre ».

 

Sus à la citadelle parisienne

 

« Lignes de rive » en 2006 (un roman primé par le Conseil général de Saône-et-Loire) ; « Une saison en campagne » en 2008 (roman) ; « Les enfants d’Héraclite » en 2009 (recueil de nouvelles) ; « Le cri de Job » en 2011 (roman, l’aventure se déroule dans une déchetterie, avec un personnage qui va partir en révolte contre le management) ; « Après Venise » en 2012 (roman) : »Il plaît bien. C’est l’histoire de Linda, jeune femme qui fait des pizzas et gagne 4 jours à Venise. Le dernier jour elle est victime du syndrome de Stendhal. Elle est prise de vertige devant une piétà du XIVème siècle…), puis « Profils de plâtre ». Signalons en outre le cas particulier de « Ils se sont tant aimés », un recueil collectif de nouvelles paru en 2012, au sein duquel sa participation « Changer de braquet, pour changer d’avenir » a eu aussi droit de cité dans « Profils de plâtre ». Pour devenir possesseur de ces ouvrages, trois solutions : commander en librairie, par internet (Amazon et F.N.A.C.), ou directement auprès des éditeurs (en l’occurrence les Editions Mutine et D’un Noir Si Bleu). Quid du futur relativement proche ? « Actuellement je travaille sur un gros roman (un roman de vie et polar), que j’espère finir en avril-mai. Il y a plusieurs personnages qui traiteront de plusieurs thèmes (exemple avec la mort imminente d’un démousseur de toit). C’est beaucoup plus décalé. En outre il y aura une intrigue mystérieuse autour de l’énergie du vide. Il ne devrait pas paraître avant janvier 2015. Un éditeur parisien l’attend ». D’ici là Laurent Vignat aura multiplié conférences, ateliers d’écriture, lectures en librairie, salons (comme ceux d’Autun, de Paris, du clos Vougeot…consommés dans un passé récent). Franchissant alors un pas supplémentaire dans sa quête de personnalisation. « J’ai une reconnaissance régionale certaine. J’aimerais bien avoir une reconnaissance parisienne », rêve-t-il éveillé. Puisse-t-il se hisser à cette hauteur-ci…

 

Michel Poiriault

 

 

 

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