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Les Editions Mutine

Présentation des livres édités, des auteurs, de nos manifestations. Contact mail : editions.mutine@wanadoo.fr Tél : 03 80 31 25 07

UNE LENTE AGONIE, autobiographie politique de Marie-Thérèse Mutin

Publié le 15 Septembre 2016 par Les Editions Mutine dans Vient de paraître...

Livre broché - 294 pages - AUTOBIOGRAPHIE POLITIQUE - 18€

Livre broché - 294 pages - AUTOBIOGRAPHIE POLITIQUE - 18€

Marie-Thérèse Mutin a adhéré au Parti Socialiste en 1971 ; de 1977 à 1990, elle est responsable de la Fédération de Côte d'Or du PS, de 1979 à 1998, elle participe à la direction nationale. Elle a donc connu à un poste-clef la montée en puissance de son parti puis, dès 1982, son érosion jusqu'à la déliquescence actuelle. Laissez les morts enterrer les morts est le titre de la conclusion. En effet, Marie-Thérèse Mutin pense qu'on ne peut plus espérer un sursaut salvateur des partis actuels englués dans leur médiocrité et leurs mesquineries. Elle est persuadée que la société est mûre pour une nouvelle aventure démocratique. 

« L'objet de cette plongée dans notre histoire récente au travers de mon expérience militante n'est pas la nostalgie, le "c'était mieux avant" ! J'ai voulu montrer que quelques milliers de personnes enthousiastes et déterminées, engagées dans une organisation, pouvaient faire bouger les choses, changer la société. Mais si on ne peut se passer des partis politiques pour faire vivre la démocratie, les partis politiques ne peuvent pas se passer des citoyens pour changer la vie. J'ai décrit par le menu ce que nous avons réussi et pourquoi, ce que nous avons raté et pourquoi, pour tenter d'éviter les déviances lors de la création du nouvel outil, indispensable à la reconstruction d'une République laïque et sociale. » 

Cette autobiographie politique peut permettre à des citoyens, intéressés par l'action publique mais qui ne se sont jamais engagés dans un parti, de comprendre le travail essentiel du militant que personne ne souligne jamais. Elle leur donnera une image de l'action politique plus valorisante, plus exaltante, que celle véhiculée par les médias et entretenue (hélas !) par les élus. 

Dessin de Couverture : Gino Ladowitch

 
L'ouvrage présenté ci-dessus est  disponible.
Vous pouvez le commander à :
 
Les Editions Mutine
34 rue des Vernottes
21110 Cessey-sur-Tille
 
Par courrier en envoyant un chèque de 21€70 et  le titre du livre commandé.
 LES FRAIS DE PORT SONT DE 3€70
 
ou
ACHAT EN LIGNE sur le lien ci-dessous : 
(ce titre se trouve dans la catégorie BIOGRAPHIES)
 

 

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Bel article à propos du dernier livre "Lettre morte" de Nathalie Garance dans Info Chalon.com

Publié le 5 Septembre 2016 par Les Editions Mutine

Avant que vous ne sachiez plus où donner de la tête en cette période de "rentrée littéraire", Info-Chalon.com vous conseille la lecture d'un excellent roman, édité par une maison d'édition locale, et paru en juillet : "Lettre morte", de Nathalie Garance.

Vol au-dessus d’un nid de coucou. Les moins de vingt ans ne connaissent sans doute ni le roman de Ken Kesey, ni le film qu’en a tiré Milos Forman en 1975. Ils préfèrent pour la plupart débusquer des Pikachu derrière un fourré, une statue de Lamartine ou, avant que certains ne s’en émeuvent à juste titre, sur une plaque commémorative d’Auschwitz… C’est bien dommage.

C’est bien dommage car ils passent à côté de ce qui demeure sans doute la meilleure vulgarisation des idées défendues par l’ Antipsychiatrie, ce « mouvement critique des thèses de la psychiatrie traditionnelle né en Grande-Bretagne dans les années soixante », défendant défend le point de vue selon lequel les traitements psychiatriques sont plus nuisibles que thérapeutiques, et que la psychiatrie est un instrument coercitif de l'oppression, en raison de la distribution inégale du pouvoir dans la relation médecin-patient, combiné avec un processus diagnostique qui lui paraît très subjectif. Or, à l’heure où les « chances » pour un individu de tomber dans les mains de tels énergumènes se démultiplient, en raison de l’anomie « naturellement » sécrétée par nos sociétés occidentales et un système capitaliste devenu incontrôlable en raison de décennies de « dérégulation » et de financiarisation de l’économie, ne pas ou ne plus avoir le réflexe de se méfier des « petites pilules ro-roses » et de ceux qui les prescrivent, comme y incitait l’antipsychiatrie, devient problématique. En effet, toutes les conditions pour que s’instaure un système prompt à, comme disait Michel Foucault, « enfermer le dehors», c’est-à-dire tout ce qui ne rentre pas dans le rang – celui de la « société de marché » et de la décérébration des humains qu’elle implique –, sont désormais réunies… Tenez-le vous pour dit : on va vous faire aimer l’an deux mille, un avenir qui dure longtemps, et ceci jusqu’à en crever… On va vous forcer à être libre d’aimer Big Brother, Pokemon Go ® et les dernières saloperies conçues pour vous faire consommer donc, de nos jours, exister.

Bien dommage, donc, que les moins de vingt ans, et sans doute l’immense majorité de leurs géniteurs, ne connaissent pas Vol au-dessus d’un nid de coucou. Ceci étant, on ne va pas non plus passer des heures là-dessus. En outre, quand on observe l’inculture crasse des dirigeants, quand Nadine Morano situe spontanément le Népal en Afrique, quand Frédéric Lefebvre confond le nom d’une chaîne de vêtements de prêt-à-porter (concept intéressant le "prêt-à-porter"...) avec un conte philosophique de Voltaire, quand l’ex-ministre de la Culture est incapable de vous citer le titre d’un roman du prix Nobel de littérature - le Français Patrick Modiano –, il ne faut pas non plus trop reprocher aux jeunes générations de ne pas faire mieux que les prétendues élites de la nation. Et puis, surtout, grâce à l’excellent roman de Nathalie Garance, Lettre morte, à défaut de connaître le mot (« Antipsychiatrie »), ils vont pouvoir se familiariser avec la chose (la critique de la psychiatrie et des établissements publics la pratiquant). Ceci dès les premières pages du roman, dans lesquelles le protagoniste, dont on ignore tout, fait un rêve érotique genre « ouvre la fenêtre qu’on respire un peu », puis se réveille attaché sur un lit d’hôpital aux draps puant le propre et le détergent, avant de se faire violer par un infirmier qui, une fois sa besogne terminée, « s’arrache de lui brusquement, le regarde en se rhabillant », « retrouve des gestes professionnels », « attrape un morceau de papier et efface ses traces comme il prodiguerait un soin ».

Mieux : grâce au roman de Nathalie Garance, tout lecteur pourra réapprendre à se méfier des psychiatres, de leurs méthodes et de leurs injonctions à une normalité discutable, mais pourra dans le même temps savourer un excellent roman, mixant polar, série noire et policier. Un roman dans lequel Nathalie Garrance fouille avec brio les coins et recoins du cerveau de son protagoniste et de ses personnages plus secondaires, les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Un peu comme le faisait Georges Simenon ou, plus subtile encore, la défunte Patricia Highsmith. Le tout en moins de 160 pages. Brillant !

Bref, à se procurer et à lire sans hésiter.

 

Samuel Bon

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