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Les Editions Mutine

Présentation des livres édités, des auteurs, de nos manifestations. Contact mail : editions.mutine@wanadoo.fr Tél : 03 80 31 25 07

"Le Balai et le Mouton" d'Ignace Serber alias Bernard Chatelet

Publié le 4 Novembre 2013 par Les Editions Mutine in Lumière sur...

 Livre broché - 110 pages - 11 € (PAMPHLET)

Livre broché - 110 pages - 11 € (PAMPHLET)

"Ce qui est fascinant dans les Particu, c'est qu'il y a un lien entre le texte et l'exposé savant. Exemple : à un moment du récit, nous avons un cadavre. Un cadavre normal comme on en ferait vous ou moi...Monsieur Michel nous dresse dans l'ordre d'arrivée au festin la liste des Bestioles nécrophages qui viennent tour à tour se repaître de la chair en décomposition. Faut le faire !

Autrefois les morts, pfftt !!! Ils étaient morts, point c'est tout ! ... Mais là, bonté, le mort on le lâche pas comme çà, quand on le quitte on est rassuré, le travail est fini, bien fini. "
L'ancien camionneur devenu balayeur, Ignace Serber, a envoyé son troisième roman chez les éditeurs parisiens. Dans l'attente des réponses, il fait la lecture d'une des "références" littéraires de l'année : Les particules élémentaires de Michel Houellebecq.
Inspiré du succès des Particules (qu'il a bien du mal à comprendre), Ignace s'essaie à ce nouveau genre littéraire et dénonce au passage la suffisance de certains éditeurs, journalistes...
Curieuse alliance que celle du balai et du mouton, personnages principaux. Cependant, le résultat est réussi : désopilant, truculent avec, en plus, sous le couvert du rire quelques vérités bien senties.
Sous le pseudonyme d'Ignace Serber, Bernard Chatelet  signe un pamphlet de grande envergure où l'on rit largement.


 

Vous pouvez commander cet ouvrage à 

Les Editions Mutine
34 rue des Vernottes
21110 CESSEY-sur-Tille
 
Il vous sera envoyé par retour du courrier
dès la réception du chèque.
 LES FRAIS DE PORT SONT DE 2€50.

OU

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(ce titre se trouve dans le catégorie PAMPHLET)
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Voici ce qu'écrit Bernard Chatelet (alias Ignace Serber) à la fin de son pamphlet sur l'édition Le Balai et le mouton. Extrait bienvenu le jour de l'attribution du Goncourt ! 

"10 janvier 1999…
J’ai mal à la tête. Il me reste un dernier chapitre à écrire. Il sera court. C’est celui de la réponse des éditeurs à ce pamphlet. Je l’envoie à sept sous forme de concours … (chacun son tour !)

Il ne s’agit pas pour l’emporter, de retenir ce texte afin de le publier – je doute de l’enthousiasme et suis prêt à m’en charger – mais de rédiger la réponse qui s’accordera le plus au sens de notre humour.
« Votre texte n’entre pas dans le cadre de nos collections.»…
Cette réponse est certes hilarante mais un peu trop usitée. Trouvez autre chose…
Les réponses seront publiées. Je paie un resto au gagant. J’en connais un super, avec un chef qui cause pas, qui connaît pas Pivot et qui promet de virer à coups de pieds dans le dargeot, les petits vieux indéterminés, (mi lo, mi chlin) qui s’aviseraient de vouloir porter un jugement sur ce qu’il fait. (C’est consolant, y’a plus con qu’un jury littéraire : le jury culinaire !)

Deux mois plus tard.
« Allo, monsieur Ignace ? » Elle me rappelle. Elle, c’est l’éditeur Mutine… « Les Parisiens vous ont répondu ? »
Les Parisiens ne m’ont pas répondu, c’est normal, le temps de réaction d’un Parisien, c’est comme pour une moule, ça s’ouvre quand c’est cuit, ça peut être assez long. Si ça s’ouvre trop vite, faut se méfier, c’est que c’est pas frais.
« Qu’est-ce que vous faites monsieur Ignace, vous attendez encore ? »
Je réfléchis, pas longtemps, je me repasse le film…
Les 25 F de Du Rocher, les portes cochères fermées, le petit vieux raidi d’orgueil sur le trottoir du grand boulevard, la pétasse méprisante de la rue des Saints-Pères…
C’est tout réfléchi, le concours est fini, y z’avaient qu’à se presser : je ne ramasse qu’une copie, celle des éditons Mutine. Je lui mets 20/20 pour son culot, pour son sens de mon humour, pour son sens de ma mauvaise humeur. On ne fera qu’une petite diffusion !...Ça ne fait rien, on aime les mêmes rillettes, on se fera des tartines et on ira les manger ensemble sur le grand boulevard, le jour où ils sortiront leur petit vieux du grand restaurant. Je lui dirai : « putain Mutine, mais c’est toujours le même !... » Une odeur de formol couvrira un instant le fumet des rillettes. "



 

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