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Les Editions Mutine

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" La tyrannie des mouches" plébiscitée par...

Publié le 5 Juillet 2011 par Les Editions Mutine in Lumière sur...

 

"LES AGENTS LITTÉRAIRES"

 

Cette critique a été rédigée par Caro, auteur du blog de Caro que nous vous invitons à découvrir.

La tyrannie des mouches est un petit roman qui se lit très rapidement. Il compte seulement 98 pages mais le style concis de l’auteur et l’intrigue en elle-même font que j’ai passé un très bon moment de lecture.Le roman met en scène Ernest. Il est écrivain et son éditeur lui a demandé d’écrire un roman. Pour l’encourager, il lui a déjà envoyé plusieurs chèques qu’Ernest s’est empressé d’encaisser. Il ne lui reste donc que très peu pour vivre et ce roman devient urgent à écrire. Aussi, il passe sa journée dans un café. C’est là qu’il pense puiser l’inspiration. Cependant, tout n’est pas si simple. La feuille reste désespérément blanche. Ernest ne sait pas quoi écrire. Il a bien le début d’une intrigue. Son héroïne s’appellerait Belinda. C’est tout ce qu’il sait, autant dire pas grand chose….

Pendant les premiers chapitres du roman, le lecteur suit donc Ernest en proie au doute et à la confusion. D’abord sympathique, on s’aperçoit vite qu’Ernest est un écrivain du paraître. Ce qu’il aime c’est montrer aux autres qu’il écrit. Aussi, le café lieu de passage, de rencontres et de discussions est idéal. Ernest aime poser pour les autres, adopter l’attitude que l’on est en droit d’attendre de lui. Tous les clients lui répètent qu’il a déjà écrit une nouvelle à succès dans un magazine. Pour les autres, il est écrivain, un point c’est tout. Ernest se plaît ainsi dans cette position qui semble lui donner de l’ascendant sur les autres. Mais le lecteur n’est pas dupe : Ernest se ment à lui-même. Peut-être n’est-il pas fait pour être écrivain après tout?

Tout dérape le jour où Cassandra, sa petite amie, tombe enceinte. En effet, il va falloir assumer une famille à présent et s’en occuper. En même temps, son éditeur le presse de plus en plus, lui passant des coups de fil à tout heure du jour et de la nuit, lui demandant des comptes. Le lecteur découvre alors un auteur acculé, au pied du mur qui doit se lancer dans l’écriture. Ernest va alors faire appel à un nègre. Je ne vous en dis pas plus sous peine de trop en dévoiler. Sachez seulement que les choses ne vont pas se passer comme prévu. Le roman bascule alors dans une sorte de « thriller » (même si ce mot est peut-être trop fort ici). En tout cas, j’ai été vraiment surprise par ce revirement de situation qui laisse entrevoir la véritable nature d’Ernest même si on pouvait la soupçonner dès le début du livre.

J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages mise en scène par Jean-Luc Luciani. Personnages écléctiques, bigarrés, ils constituent un microcosme de la société. Le style de l’auteur est également très intéressant : concis, précis, il va à l’essentiel sans s’embarrasser de fioritures, de superflu.

Dommage que le roman ne soit pas plus long, plus développé. J’en aurais aimé un peu plus ! C’est en tout cas une belle découverte.

cf le site des agents littéraires en cliquant ci-contre :  link

 

"CRITIQUES LIBRES.COM"

 

Critiqué par Hexagone, le 12 septembre 2011 (Inscrit le 22 juillet 2006, 40 ans)

Quelle mouche a piqué Luciani ?

" Les hommes de plumes rarement des armes à feu, mais cela peut se produire. Ainsi, en 1873 Verlaine tira par deux fois sur Rimbaud ..."

Belle entrée en matière pour Ernest, noveliste reconnu et estimé, mais qui a quelques difficultés à livrer son nouveau manuscrit à temps.
Et ce n'est pas en éclusant des godets au fond d'un bistro peuplé de loulous, d'ouvriers et d'anars qu'il parviendra à racoler sa muse.
En désespoir de cause et aussi parce que Cassandra attend un bébé, Ernest va se laisser convaincre par Boris, junkie notoire, de faire écrire le roman par un Nègre. Sorte de Bukowski banni, Amédée va écrire un livre au succès retentissant avec pour seul viatique des lignes de mots qui entrecroisent des lignes... de coke.
A la croisée du polar, du roman de genre, de la satire sociale, La tyrannie des mouches offre un bon moment déjanté sur l'angoisse de la page blanche.

 

JOURNAL " ZIBELLINE"

 

Cliquez sur l'article ci-dessous pour le lire en plein écran.

TYRANNIE ARTICLE

 

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