Des Romans


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Raphaël
de Jérôme MORITZ

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«... Je m’étais tellement fondu dans Stella, copiant ses gestes, vivant à son rythme, apprenant ses habitudes, que j’avais sans le vouloir écarté Malakov de mon quotidien. L’idée même de son amitié avait fini par s’évanouir dans le lointain, comme les notes à peine susurrées d’un accordéon grippé. Mais il m’avait cherché, puisque j’étais indispensable à sa réussite, à son équilibre, et lorsqu’il m’avait trouvé, il avait eu la révélation. On était alors arrivés tous les trois au point de rupture, au point où chaque pas vers le lendemain devenait incertain... »

    Une histoire d’amitié entre un jeune peintre parti de la ferme familiale, contraint aux petits boulots pour survivre et un gitan, joueur d’accordéon, conteur et poète.

   Deux artistes qui partagent les aléas de la création... Et l’arrivée de Stella, La Femme, qui rend les relations plus complexes et les émotions plus violentes.

  Le narrateur est le jeune peintre, ce qui donne une succession de tableaux, de portraits précis, colorés, vivants, d’images, de comparaisons extrêmement suggestives.
         


    JEROME MORITZ, jeune chercheur au CNRS à Grenoble, signe là son premier roman, écrit dans un style très personnel, très suggestif. Très vite, on est plongé dans l’univers des trois personnages : une réalité sombre transcendée par les deux artistes.


Livre broché - 186 pages - 12 €






Raphaëlle ou l'ordre des choses

de Roland LAURETTE



                                       

     "... Ce regard, tu l'as jeté sur moi. Tout de suite. Je ne sais s'il m'a réveillé au fond de mon berceau, si ma méfiance a coulé dans ma bouche avec  ton lait.  Mais comme il ne m'a pas quitté depuis, il a fini par former une seconde peau. Et  même, mon véritable épiderme. Je me sentais semblable à cette tunique invisible tissée de ces regards que tu laissais traîner de temps en temps vers ce fils que tu avais, d'emblée, haï. J'avais fini par ressembler à cette image de moi dont tes yeux m'habillaient comme d'un autre placenta d'où je ne pourrai jamais sortir. Je me trompe ? Il est vrai que tu me regardais si peu, les yeux au-dessus ou à côté de moi quand tu me parlais, la bouche dépréciative ou resserrée avaricieusement sur des écus de tendresse dont je n'ai jamais vu briller l'or."

    Raphaëlle ou l'ordre des choses est essentiellement  un long cri de rage.  Pour  échapper à sa mère qu'il croit attachée à lui nuire, Georges ,  paysan dans le vignoble du Madiran,  évoque dans son journal de la souffrance et des espoirs quotidiens, les diverses issues explorées : l'amour, la réussite sociale et le verbe.

    Son écriture exprime son trop-plein de vitalité, de violence, de désir et la fusion avec la terre. Sa langue, à la fois riche et chatoyante, savante et poétique, savoureuse et populaire est celle de l'ancien séminariste, du professionnel de la viticulture et du paysan gascon.

    Quatre figures de femmes marquent son histoire : la Mancogne, sorte de monstre femelle à la la tendresse animale, Alphonsine à la beauté sensuelle, Raphaëlle qui condense le désir d'idéal. Mais la femme la plus prégnante reste la mère détestée. Elle pèse à la façon de cet ordre des choses qui, pour l'essentiel, impose sa voie.

    Le terroir gascon n'est ici que le décor d'un drame humain plus universel : celui des ravages causés sur le fils par le non amour de la mère et le piège de l'ordre des choses.

     Roland LAURETTE est agrégé de Lettres Modernes. Il dirige aussi deux manifestations musicales qui ont fait leur chemin :
       - le Festival de la Vallée et des Gorges du Tarn ;
- les Moments musicaux de Millau
    Il a achevé un second roman : Le Malheur des pierres. Il travaille sur le suivant.


Livre broché - 314 pages - 18 €







Lignes de rive
de Laurent VIGNAT



 

    "La voiturette ne parvenait qu'à dépasser des tracteurs et cyclomoteurs. Toujours rangée à droite, toujours en proie à des berlines exaspérées où devaient se proférerer des injures à l'encontre de ces "croulants", ces inaptes à la conduite, la "vraie". Toute cette agressivité routière, si pénible à supporter lorsque l'on est à bord d'un véhicule normé, n'atteignait pas Robin. Dans la Ligier, c'était une autre route, un autre trafic, une autre durée.

    Pascal  n'avait pas atteint un tel détachement. Coincé dans l'habitacle avec ses gros  bras et grosses jambes, il regimbait quelque peu, se croyant ridicule dans cette voiture disgracieuse, se demandant ce qu'on penserait de lui si on le surprenait ainsi ; puis il se laissa faire, doucement, accepta cette différence qui l'affranchissait des codes habituels de la conduite..."

    Lignes de rive, lignes de vie : curieux tandem que cet ouvrier à la retraite et ce jeune prof de philo obèse et dépressif voyageant dans une voiturette "sans permis"sur les routes de la France profonde.

    Laurent VIGNAT nous fait vivre, avec sensibilité et humour, l'amitié naissante entre les deux hommes, les rencontres surprenantes avec des personnages modestes, agressifs parfois, émouvants toujours, dont on partage un instant la vie, les rêves, les espoirs, les angoisses...



Livre broché - 112 pages - 12 €







Le Moche et la Mouche

de Bernard CHATELET



                                                                                                 
"Suis-je réellement idiot, la mouche ? Je crois qu'il n'y a eu que Gérald, le deuxième mari de Nathalie pour en douter. Mon projet de mort est un projet d'idiot, mon amour pour Nathalie est un amour idiot. Je ne connais personne de plus égoïste qui me traite avec cruauté depuis l'école primaire. Je lui pardonne tout ! (...)
    Elle ne me maltraite pas pour ce que je suis, elle me maltraite pour ce que je représente. Je paye  pour tous les mâles et je l'accepte. Les hommes me font peur, j'en ai souffert autant qu'elle. Nathalie n'est pas heureuse et elle le serait encore moins si elle ne disposait de moi en permanence, offert en exutoire."

    Le Moche et la Mouche : une tragédie classique...dans la "France d'en bas" ! La règle des trois unités y est scrupuleusement respectée.
    Unité de lieu : le garage d'une "maison de maçon", dans la banlieue de Bourg-en-Bresse.
    Unité de temps : les jours de grève d'un centre de tri postal.
    Unité d'action : l'anti-héros, Bernard, prépare avec minutie son "arrêt de vie". Il a prévu une mise en scène grandiose, inspirée des somptueux tombeaux de Marguerite d'Autriche et de Philibert le Beau, joyaux de la flamboyante église de Brou.
    La confidente : une mouche ! une petite Fannia cannicularis.

    Au travers de ces confidences, Bernard CHATELET nous entraîne dans le désert affectif, la grande solitude d'un homme qu'on aimerait croire unique.
    L'humour - souvent noir - la dérision, le style pamphlétaire pour fustiger les travers de notre société, le dénouement inattendu, rendent ce roman passionnant.
    Assurément, après lecture, on ne peut plus considérer les mouches d'un même oeil !!


Livre broché - 176 pages - 12 €








Alice a des ennuis
de Barbara CIBILLE



 

  Comment expliquer à Marie, comment raconter à cette inconnue qu'une nuit une adulte s'était penchée sur votre lit d'enfant pour vous dire que tout allait s'arranger, que maman allait très vite revenir à la maison ? Cette promesse ce fut une voix, un  murmure survenu après les cris des policiers,  les cris de grand-mère et d'Alice. Survenu après les pleurs d'Amanda, enfant de cinq  ans  cramponnée à son ours en peluche. Cette promesse... une bouche qui avait déposé un baiser sur son front "tout va s'arranger", une main qui avait remonté le drap, reposé le nounours tombé à terre au creux de ses bras "tout va s'arranger". Un corps qui avait emporté la peur de la nuit avec lui.  Et depuis Amanda avait attendu, toutes les autres nuits, que le miracle se renouvelle, peut-être.
    Quelle voix, quelle bouche, quelle main avaient été capables de faire ça ?  Etait-ce vraiment Claudia ? Qui d'autre, de toute façon ?


    Alice a des ennuis : rien de plus que ces mots et la volonté de sa fille Amanda pour reconstruire autour d'Alice les amours, les amitiés, la solidarité des femmes dont les chemins se sont séparés depuis quinze ans et qui suivent l'adolescente, aussi, pour échapper à la vie grise et monotone qu'elles se sont forgée après leur première arrestation.

    Petit à petit, au travers de leurs souvenirs, de leurs rêves, de leurs révoltes, ces femmes nous deviennent proches et nous entraînent dans un monde d'indifférence, LE monde, impitoyable à ceux - et surtout à celles - qui ne possèdent rien. Rien d'autre que la rage, la violence et ... des trésors d'amour et de tendresse.

    Née en 1970, Barbara CIBILLE vit, travaille à Paris et écrit depuis toujours. Mais avec Alice a des ennuis, c'est la première fois qu'elle tente l'aventure de l'édition.

    Un superbe roman, à la fois réaliste et poétique, violent et tendre ... Comme la vie même.


Livre broché - 256 pages - 12 €








Catherine de Châteauneuf
de Marie-Thérèse MUTIN



 
 
    "Châteauneuf ! ... Les  murs noirâtres de la prison s'éloignent, le moutonnement apaisant des collines les a remplacés. La senteur de la forêt, le parfum léger des tilleuls en fleurs couvrent l'odeur fétide de ce trou sordide. Châteauneuf, c'est la demeure mythique, c'est l'Ailleurs de tous les rêves depuis dix ans, l'Appel si puissant qui l'a poussé au meurtre..."

    Quelles aventures funestes ont poussé à une fin aussi tragique la dernière châtelaine du nom de  Châteauneuf, ce petit château-fort de l'Auxois qui domine la vallée de Vandenesse et ... actuellement le canal de Bourgogne et l'autoroute du soleil ?

    Née en 1419, Catherine de Châteauneuf vit cette fin de Moyen-Âge dans la Bourgogne des Grands Ducs au sommet des bouleversements de leur puissance. Son éducation humaniste, sa lutte contre la domination masculine, contre l'obscurisme religieux et la mesquinerie des hommes en font un précurseur des bouleversements futurs et expliquent l'incompréhension de ses contemporains et sa condamnation pour sorcellerie.

    Marie-Thérèse MUTIN s'est attachée, à partir de repères historiques précis et de rares pièces d'archives existantes, à dégager l'originalité douloureuse d'un tel destin : personnage fascinant par sa vitalité, son énergie, touchant par sa sensibilté, troublant jusque dans l'horreur qui la submerge.



Livre broché - 176 pages - 11 €








Il aurait dû passer
la balle à Kougloff !

de Bernard CHATELET


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    "...Le Game est né sous nos yeux, adolescent difforme de ses origines incertaines puis monstre adulte dévorant ses vestales. Du fond de ma coquille, sous la membrane de mon idiotie, je l'ai observé. Je me suis imposé de ne pas le servir, puis au fil du temps, j'ai réalisé sa monstruosité. J'ai compris les raisons qui ont fait qu'un jour, j'ai pressenti qu'il ne fallait pas passer la balle à Kougloff et souhaité retourner dans le cocon originel. J'ai réalisé la stupidité qu'il y avait à idolâtrer ces hommes qui avaient fait de la dispute d'une balle, l'affaire de notre vie.
Ce n'était, autrefois, bien avant que je ne le serve, qu'un simple jeu, une détente pour l'esprit, un exercice pour le corps..."

    Peuk aurait-il dû passer la balle à Kougloff ?

    Hanté par l'importance démesurée prise par le sport en général et par le football en particulier, Bernard CHATELET imagine, à partir de cette question-leitmotiv lancinante, la société à venir soumise à la loi du "Game", à l'uniformisation des modes de vie et des esprits.
    Vision d'apocalypse rendue supportable par l'humour, tour à tour tendre et féroce, de l'auteur.
    Est-il encore temps de réagir ou devra-t-on compter sur une intervention divine pour infléchir le cours inexorable de la décadence ?
 
    Un roman à suspens, plaisant à lire mais qui oblige à une réflexion approfondie sur notre devenir.

 Livre broché - 192 pages - 12 €








Les Tours du silence
de Bernard CHATELET



        

     ..."Sans attendre, Ludovic joua g6
L'homme d'ébène relevait le défi du cavalier.
La partie commençait. Je me déculpabilise parfois en me disant que nous n'avions plus dès cet instant, le pouvoir de refuser le rendez-vous d'Amiramis. Etait-il écrit au soir du Champ des Merles, que je devais, moi François, six siècles plus tard, mettre en marche le jeu de vie et de mort en déplaçant le cavalier d'apolypse ? Je ne sais pas, c'est le bordel dans ma tête..."

    Pris dans la magie maléfique d'un jeu d'échec rapporté d'Orient par un Croisé, les personnages de ce roman, qui ont vécu à des titres divers les événements effroyables du Kosovo au XXème siècle, vont être entraînés dans des souvenirs qu'ils avaient volontairement occultés, qui s'imposent à eux et qu'ils doivent exorciser s'ils veulent continuer à vivre.
    Y parviendront-ils ?

    Avec une grande maîtrise, en nous plongeant dans ce jeu infernal, Bernard CHATELET nous démontre que, du Moyen-Âge à nos jours, rien n'a changé dans la capacité et le raffinement des hommes à s'auto-détruire. Nous partageons les états d'âme de ses personnages, leurs petits courages, leurs petites lâchetés et surtout leur impuissance à influer sur le cours des choses.

    Des personnages denses, attachants, profondéments humains, avec leurs désirs, leurs révoltes, leurs faiblesses...
    De la violence, de la tendresse, de la lucidité, du suspense... Un style sobre, rigoureux et suggestif à la fois...


Les Tours du silence : un grand roman du XXIème siècle


Livre broché - 252 pages - 14 €








Dis, qu'a-t-on fait de ta jeunesse ?
de Marie-Thérèse MUTIN

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 "... Chacun chemine sur sa rive. Entre eux, un fossé creusé par une suite d'évènements sur lesquels ni lui ni elle ne peuvent rien : la guerre et son cortège d'horreurs pour le père et, pour la fille, le chômage, la précarité, la menace de mort pour chaque acte d'amour. Une histoire subie qui les façonne au goût du jour. Des êtres mal dans leur peau, tout en révolte intérieure mais contraints au silence et à la soumission à une société policée, consensuelle, où le fric tient lieu de morale..."

    Que d'incompréhensions, de malentendus entre Michel, le père, traumatisé par la violence subie en Algérie dans sa prime jeunesse et dont il ne parle jamais et Céline, la fille, confrontée aux difficultés d'une France muticulturelle !

    De son style simple et dépouillé, Marie-Thérèse MUTIN sait faire jaillir l'émotion à partir de destins tout simples dans laesquels des milliers de gens peuvent se reconnaître.


Livre broché - 116 pages - 12 €








En attendant la canicule
de Jacques THOMASSAINT



 
    "...D'un bout à l'autre du défilé, les nouvelles circulaient, propagées par les téléphones portables, les e-mails et les photos numériques. Vieux peut-être, sous-équipés, certainement pas ! On apprenait ainsi que la plupart des établissements avaient été pris d'assaut, que la résistance avait parfois été rude, que des grabataires avaient pris les armes, que des paraplégiques se carapataient dans les campagnes, poursuivis par des meutes de chiens spécialement dressés, que des maisons s'ouvraient  afin de planquer les fuyards, que des infirmières avaient pris fait et cause pour leurs impatients et que des escouades de blouses blanches montaient des opérations commandos, la seringue de sédatifs à la main en direction des forces de l'ordre !..."


    Emoustillés par la fugue de Louis et de Mathilde fuyant à moto la maison de retraite pour vivre une dernière aventure, les vieux de la Pension des Oiseaux vont se révolter contre une institution qui les infantilise. Ils se refusent à attendre la canicule et la mort en complète dépendance. Ils décident donc de se mettre en autogestion.

    C'est la rébellion des anciens que Jacques THOMASSAINT va nous faire vivre au travers de dialogues pétillants d'humour, de situations cocasses, ubuesques, épiques comme la manifestation des vieillards à Paris...

    En attendant la canicule est un livre drôle, au rythme endiablé. On sent chez l'auteur une imagination débordante, une intense jubilation, un style truculent qui lui permet aussi, au travers de portraits caricaturaux, d'asséner quelques vérités sur le drame vécu durant l'été 2003.


Livre broché - 224 pages - 12 €








Ici et Là-bas
de Jacques THOMASSAINT

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    "... Ils aperçoivent les femmes entrer dans l'étable. Longtemps, ils entendent leur litanie de plaintes et de sanglots. Enfin, ils les voient sortir, l'une après l'autre. Elles semblent avoir abandonné la voussure d'obéissance séculaire de leurs corps et se tiennent droites et fières sous les châles obscurs. Elles entourent une frêle forme blanche portant dans ses bras l'enfant mort.

    Et, pour la première fois depuis des millénaires, ces femmes, toutes ensemble, s'éloignent sans un mot, sans un regard pour l'assemblée muette des hommes. Leur lente procession ondule et glisse, longue larme noire sur les rides de la plaine où gémit le vent à l'unisson de leurs pas."

    Par-delà la fraternité, la tendresse pour ses personnages "sans importance" ballotés au vent de l'histoire et de la géographie, on sent chez Jacques THOMASSAINT une sourde révolte face à ce monde sans pitié construit par la folie meurtrière des hommes.
 

Livre broché - 128 pages - 12 €
(Recueil de Nouvelles)








L'Amant de Saturne
d'Hélène RIOS-PEREZ

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"On serait parti en Ecosse...
C'est cela, je te dirai que l'on ira en Ecosse.
Tu y croiras.
Tu me croiras.
Tu me suivras.
La brume ensevelira ce qu'il te reste de secret et la moiteur autour, ce gris-eau dérobé au gris-ciel.
C'est cela...
Dès maintenant je te dirai et l'on pourra prévoir.
Veux quelques lacs, quelques auberges, quelques baisers.
Mais toi, toi, voudras-tu ?
Et je veux des réveils à la teinte des nuages et des repas légers et l'ambre du silence..."



    Un style poétique pour exprimer l'indicible !
Hélène Rios-Perez, par petites touches, nous entraîne dans un univers de doutes, de meurtrissures, de béances...
    Pour oublier l'enfance souillée, elle fuit dans des voyages au bout du monde où elle rencontre d'autres misères, d'autres blessures. Elle fuit dans des amours impossibles car, même aux rivages aigus de la jouissance, elle ne peut oublier l'Avant, le passé, l'enfance, l'autre aimé -le père-.

    Par son style original, dépouillé, suggestif, Hélène Rios-Perez crée une atmosphère où se mêlent nostalgie, violence, érotisme, sur fond d'une mort annoncée.

    Comme son héroïne, Hélène RIOS-PEREZ a, très jeune, accompli un tour du monde "initiatique". Aujourd'hui, elle est documentaliste dans un lycée professionnel. Elle anime des ateliers d'écriture. Elle a participé à plusieurs revues, notamment à Sorcières.
    L'Amant de Saturne est son premier roman.


Livre broché - 210 pages - 11€








Regrets éternels
de Marc VICTOR

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    "... J'apprendrai que Fil et Doudou, à la demande d'Androuschka, avaient envisagé de réagir.
"Tu présentais des signes évidents de démence" me confiera le vendeur de cercueils, pendant la mi-temps d'un match du Tournoi des VI nations. Ils avaient même projeté d'agresser physiquement Gustave, qu'ils soupçonnaient de m'avoir initié à Ludwig pour m'envoûter, et me manipuler afin d'obtenir ensuite Dieu sait quoi ! Le répertoire des perversions humaines dépassait leur imagination.
Finalement, ils m'avaient offert l'intégrale de Salvatore Adamo.
Ce ne sera pas la seule fois, cet été-là, que j'épouserai la passion d'un autre, le seul moyen que j'ai trouvé pour pallier mon inappétence pour les plaisirs de la vie."

    Dès le livre refermé, on a une grande envie d'aller arpenter les avenues de ce cimetière de Paris-Pantin à la recherche des personnages que Marc Victor a su rendre si attachants, si émouvants dans leur désertitude, si proches de nous : Guillain le narrateur, la vieille Androuschka qui dialogue avec ses souvenirs, Fil le sourcilleux gardien des lieux, Doudou, le vendeur de cercueils aux fantasmes morbides et Gustave et Augustine de passage cet été là dans ce lieu calme, fleuri, paisible (pas toujours d'ailleurs !)

    Il se dégage, de ce roman tragi-comique, au travers de scènes et de situations souvent burlesques, une mélancolie douce-amère.


Livre broché - 224 pages - 12 €








Une nuit avec un écrivain algérien
de Claude ANDRIEUX



    
    "Aidez-nous, je vous en supplie ! Et si vous le faites, et si un jour je suis grand et si je suis encore vivant, je vous promets de vous envoyer un autre livre, sans faute d'orthographe.
Je vous parlerai de la lumière des étoiles qui vient de la nuit des temps. Je vous dirai pourquoi mêmes mortes, les étoiles continuent de briller... et je vous dirai la lumière de maman...
Si je suis grand, je sera pas Président, je sera poète."                                      
 
    Toute l'horreur de la tragédie algérienne par le regard d'un  petit enfant, perdu dans cette tourmente !
    Quelques personnages, des vies toutes simples, des mots tout simples qui nous claquent au visage et nous poignent le cœur. Et Youcef l'écrivain condamné à mort parce qu'homme de culture, qui, la peur au ventre, continue sa lutte. "JE VEUX QU'ILS ME LISENT, que les mots coulent en eux comme le sang qu'ils font couler."

    Parce que lui aussi croit à la force de la pensée et au poids des mots, Claude Andrieux continue l'œuvre de Youcef et des centaines d'hommes et de femmes, écrivains, journalistes, acteurs, chanteurs..., massacrés mais toujours présents par leur œuvre.
    On sort bouleversé, révolté, de la lecture de ce court roman. Révolté parce qu'impuissant ? Claude Andieux ne juge pas. Il laisse chacun face à sa conscience.

    Claude Andrieux est né au Maroc et y a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans. Il a enseigné la philosophie à Strasbourg pendant 5 ans. A présent, il se consacre à l'écriture.
Une nuit avec un écrivain algérien est son premier roman.

    Couverture : calligraphie de Lassaâd Métoui


Livre broché - 156 pages - 11 €








Le carnaval du temps de la lune
de Jean-Yves LE GAGNE



 
   "La semaine "sainte" est longue. Un vrai ciel de traîne de cérémonies à théâtre. C'est à cause des Romains qui ont occis un innocent. Alors, ils en font des trucs !
    Le chef curé raconte qu'il a fait des miracles : l'eau en vin, - ça c'est bien ! - le mort en vivant - ça dépend qui... - le lépreux en normal. Mais jamais le pauvre en riche, l'inconnu en célèbre, le poète en chanteur tubique... Le roulé en malin, quoi ! ...
    Cela fait trois mois qu'il est né et il dit qu'il a trente-trois piges, c'est compliqué ça ! Qu'il allait mourir parce que c'était obligé, c'est son père qui a tout manigancé et même que c'est par amour tout ça. Quel merdier, il pense, le Pierrot ! ..."


    Très vite, on est pris par ce style original, simple, poètique et tendre. Très vite, on est ce Pierrot lunaire, cet enfant égaré dans le monde cruel et absurde des adultes.
Les sensations, les émotions les plus intimes, les initiations : rien n'échappe à Jean-Yves LE GAGNE.
   
A 50 ans, marié, père de deux enfants, animateur socioculturel après une vie de "petites galères", l'auteur, Jean-Yves Le Gagne n'a rien perdu de sa candeur et du langage du Pierrot qu'il fut.
Installé à Lamalou-les-Bains, il enseigne la guitare à l'école de musique du SIVOM.

Le carnaval du temps de la lune est son premier roman.

Livre broché - 246 pages - 11 €








Une parfaite journée parfaite
de Martin PAGE



 
    Disons que c'est l'histoire de la journée d'un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l'enterrement de ses amis... En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu'un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quator de Mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson.

    L'auteur sait parfaitement mettre en scène les manies et les mesquineries de ses semblables. Maniant habilement l'humour noir, il réalise une sorte de conte cruel drolatique qui rappelle L'écume des jours de Boris VIAN.
    Martin PAGE vit à Paris. Particulièrement remarqué par la critique, son premier roman Comment je suis devenu stupide paru au Dilettante en 2001 a connu un grand succès auprès du public.


    Les Grands Lecteurs de manuscrit.com ont aimé...

"C'est le ton de l'auteur qui enchante. (...), Martin Page réussit à développer un univers rare : le plus absurde, le plus grotesque est comme traversé par une "lucidité" qui prend peut-être ces atours par élégance ou "politesse"."
    Pierre Hild, Librairie Sauramps - Montpellier


"Le propos de Martin Page se fait plus incisif que dans son premier ouvrage
Comment je suis devenu stupide. (...) La justification de ces différentes actions est souvent étonnante et drôle ! "
    Fabienne Lhopital, Libraire Le Bateau blanc - Brignolles

Présentation

Citation du jour...







"Sous mes paupières closes
Défile mon passé.
Ah ! de l'odeur des roses
Mais qu'est-il donc resté ?"

Marie-Thérèse MutinMarie-Thérèse Mutin
(Le crépuscule des gagne-petit)

Marie-Thérèse Mutin
(Le crépuscule des gagne-

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