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Les Editions Mutine

Présentation des livres édités, des auteurs, de nos manifestations. Contact mail : editions.mutine@wanadoo.fr Tél : 03 80 31 25 07

NOS AUTEURS (par ordre alphabétique)

BERNARD CHATELET

BERNARD CHATELET

"Je suis une marquise de Sévigné du monde des camionneurs".
 
Né à Neuville les Dames, en Dombes précise-t-il, car pour lui le monde est composé de deux entités de valeur égale, les Dombistes et les autres !
 
Il fut camionneur durant trente ans, passant de la conduite des camions à la direction d’une entreprise de manutention lourde et de transports exceptionnels en collaboration harmonieuse avec son jeune frère.
La mort abominable de ce frère emporté lentement d’une tumeur au cerveau mais aussi le remplacement des entrepreneurs par les spéculateurs comme donneurs d’ordres (Seillière remplaçant Gattaz). La barbarie libérale faisant perdre aux camionneurs l’amélioration de cette qualité de vie arrachée âprement au fil des ans grâce aux progrès technologiques : roulez sans compter vos heures, roulez au moindre coût pour l’augmentation de nos marges et fermez vos gueules… ont eu raison de sa raison.
Responsable minoritaire, en accord avec les autres actionnaires, il vend l’entreprise, renonce au beurre et à l’argent du beurre, choisit de bouffer de la margarine (seulement le dimanche) et écrit Le Balai et le Mouton. La dérision comme antidote à la haine.
Camionneur, il le reste de cœur et d’esprit, il a aimé ce milieu, ses collaborateurs et les hommes de terrain qu’il y a côtoyés. Un jour viendra peut-être, où à la manière de la Sévigné, il racontera par l’écrit ce dont il a été témoin…
 
Il vit à côté de Bourg en Bresse, écrit beaucoup : 8 livres en 10 ans sans compter les nouvelles, contes, pamphlets... et a été primé à l'échelon national pour sa nouvelle "Histoire d'image" organisé par l'Association française des Cinémas d'art et d'essai, le centre national du cinéma et le centre national du livre.
 
Auteur bivalent, voire ambivalent, il travaille l’écriture dans deux registres, le roman d’introspection comme Les Tours du Silence, édité chez Mutine - qui lui valut deux premiers prix du roman, Ambronnay 2001 et Prix C. Favre de Vaugelas 2002 - et le délire aux limites de la logorrhée comme Le Balai et le Mouton.
 
Son animal de compagnie préféré ? sa lecture de chevet ?
Dans son état logorrhéique, il vous parlera de la tendresse qu’il a pour la boîte de thon posée sur sa table de nuit. Du plaisir qu’il éprouve à en lire l’étiquette avant de s’endormir.
Dans son autre état - plus essentiel ? - il vous dira comme il aime rejoindre les pensées de Théodore Monod et combien il aimerait partager la compagnie d’un de ces céphalopodes qui, d’après Monod, pourraient bien nous remplacer sur terre si nous continuons à déconner !
 
  • Le Balai et le Mouton (Pamphlet logorrhéique) publié en 1999 aux Editions Mutine
  • Les Tours du silence (Roman) publié en 2000 aux Editions Mutine
  • T'iras pas cracher sur ma Dombes ! (Polar) publié en 2002 aux Editions Nykta
  • Il aurait dû passer la balle à Kougloff ! (Roman) publié en 2003 aux Editions Mutine
  • Les filles çà pleure ! (Polar), en collaboration avec Marie-Ella Stellefeld, publié en 2004 aux Editions Nykta
  • Le Moche et la Mouche (Roman) publié en 2005 aux Editions Mutine
  • Au fil d'émois... (Recueil de nouvelles) publié en 2008 aux Editions Mutine
  • Mamie H (Roman) publié en 2010 aux Editions Mutine
  • Famille, je thème (Recueil de nouvelles) publié en 2012 aux Editions Mutine
BARBARA CIBILLE

BARBARA CIBILLE

Comme beaucoup de nos jeunes auteurs, Barbara Cibille publie aux Editions Mutine son premier roman Alice a des ennuis...
Née en 1970, Barbara travaille et vit à Paris et, d'aussi loin que portent ses souvenirs, elle écrit mais avec ce roman, c'est la première fois qu'elle tente l'aventure de l'édition.
 
"Barbara Cibille écrit là un curieux roman qui vous prend le lecteur à contre-pied en permanence. Vous attendiez une tendre et belle histoire ? Elle vous rit au nez. Un suspense ? Elle vous donne la solution tout de suite. Un rodéo genre road-movie ? Elle vous ramène aux réalités fermées, sordides de la prison. Un incendie de vie ? Elle se fait raisonnable. Une gentille historiette ? Elle bouleverse tout et vous fait un pied de nez. Et son roman est à la fois sensible et inclassable. Brûlant et savoureusement romantique. Eternel et terriblement d'actualité."(Jocelyne Rémy - Le Bien Public)
 
C'est une aquarelle de l'oncle de Barbara, le peintre Isséo, qui illustre la couverture d'Alice a des ennuis... (Isséo nous donnera le droit de reproduction des dix aquarelles qui ornent les dix cartes postales célébrant le dixième anniversaire des Editions.)
 
Grâce à ce premier ouvrage particulièrement fort, Barbara obtient une bourse d'encouragement du CNL. Elle en profite pour peaufiner son deuxième roman et écrire des nouvelles. Elle nous donnera gracieusement la primeur de deux d'entre elles pour notre lettre d'informations trimestrielle : "Portraits croisés" et "Dans la marge".
"Brasserie de la gare" est sur le site du CEL de Marseille et "Tango" dans la revue Les Hésitations d'une mouche.
ROBERT COULON

ROBERT COULON

" Je m'appelle Robert Coulon.

Je suis marié et j'ai deux enfants. Le plaisir d'écrire je l'ai découvert en participant à un atelier consacré à l'écriture théâtrale. C'était la fin des années 80 et j'avais dépassé la trentaine. Pendant les dix ans qui ont suivi, je n'ai pas arrêté de penser à la scène. Je me suis formé comme comédien dans le cadre des ateliers de Théâtre du Bourgogne (TDB). Ces ateliers étaient animés par des comédiens et des comédiennes passionnés, comme Solange Oswald, Elisabeth Barbazin, José Drevon. J'ai compris beaucoup sur les règles de l'écriture dramatique en écrivant ma première pièce (Casamance, diffusée sur France Culture en 1988, jouée au TDB en 1990). J'ai eu le plaisir d'adapter un roman (Le bal d'Irène Némirovsky) pour la scène, puis de faire d'autres expériences dans le domaine du théâtre ou du court métrage (scénario) jusqu'au milieu des années 1990.
 
Dans les dix ans qui ont suivi, j'ai eu l'occasion d'aider des salariés à mettre en forme des textes sur eurs expériences de travail. Il s'agissait de les amener à monter sur scène devant des collègues pour présenter leurs textes ou de faire jouer ces textes par des comédiens professionnels. Là, j'ai énormément appris. J'ai pu travailler un temps sur ce type d'expériences (théâtre d'entreprise) avec Noël Jovignot, un metteur en scène auquel je dois beaucoup. Cette manière de mêler le théâtre et le travail, un peu bizarre de prime abord, s'explique : je suis enseignant, spécialisé en sociologie du travail.
 
Marie-Thérèse Mutin a publié en 2012 mon premier recueil de nouvelles Traces. Il y a certainement des différences entre l'écriture de nouvelles et l'écriture théâtrale. Mais ces différences ne sont pas essentielles : dans les deux cas, il s'agit de sortir, un temps, des lecteurs ou des spectateurs, de leur quotidien, et de partager ce temps avec eux. "
" Je m'appelle Robert Coulon.
Je suis marié et j'ai deux enfants. Le plaisir d'écrire je l'ai découvert en participant à un atelier consacré à l'écriture théâtrale. C'était la fin des années 80 et j'avais dépassé la trentaine. Pendant les dix ans qui ont suivi, je n'ai pas arrêté de penser à la scène. Je me suis formé comme comédien dans le cadre des ateliers de Théâtre du Bourgogne (TDB). Ces ateliers étaient animés par des comédiens et des comédiennes passionnés, comme Solange Oswald, Elisabeth Barbazin, José Drevon. J'ai compris beaucoup sur les règles de l'écriture dramatique en écrivant ma première pièce (Casamance, diffusée sur France Culture en 1988, jouée au TDB en 1990). J'ai eu le plaisir d'adapter un roman (Le bal d'Irène Némirovsky) pour la scène, puis de faire d'autres expériences dans le domaine du théâtre ou du court métrage (scénario) jusqu'au milieu des années 1990.
 
Dans les dix ans qui ont suivi, j'ai eu l'occasion d'aider des salariés à mettre en forme des textes sur eurs expériences de travail. Il s'agissait de les amener à monter sur scène devant des collègues pour présenter leurs textes ou de faire jouer ces textes par des comédiens professionnels. Là, j'ai énormément appris. J'ai pu travailler un temps sur ce type d'expériences (théâtre d'entreprise) avec Noël Jovignot, un metteur en scène auquel je dois beaucoup. Cette manière de mêler le théâtre et le travail, un peu bizarre de prime abord, s'explique : je suis enseignant, spécialisé en sociologie du travail.
 
Marie-Thérèse Mutin a publié en 2012 mon premier recueil de nouvelles Traces. Il y a certainement des différences entre l'écriture de nouvelles et l'écriture théâtrale. Mais ces différences ne sont pas essentielles : dans les deux cas, il s'agit de sortir, un temps, des lecteurs ou des spectateurs, de leur quotidien, et de partager ce temps avec eux. "
NATHALIE GARANCE

NATHALIE GARANCE

Nathalie Garance est née en 1966 en région parisienne. Lorsqu’elle a six ans, sa famille s’installe à Fresnes, ville renommée pour… sa maison d’arrêt. C’est au cours de quelques évasions estivales qu’elle découvre l’Auvergne, une région dans laquelle elle apprend qu’il existe des cours d’eau dans lesquels les gens ne jettent ni leurs vieux pneus, ni leurs canettes de bière. Dans un élan d’optimisme, elle entreprend alors le nettoyage du ru qui court au pied de la cité qu’elle habite, mais déchante en constatant que ce qu’elle a patiemment amassé sur le bord est rendu au ruisseau le lendemain par une main invisible. Elle se dit qu’à Clermont, on fabrique des pneus en pagaille, et que peut-être les épaves qu’elle a exhumées ont fait tout ce chemin pour qu’elle les trouve ici, échouées dans la Bièvre (Nathalie Garance n’a guère de géographie).
 
Tandis que les pneus clermontois s’accumulent dans la Bièvre, les images et surtout les odeurs des bois qui couvrent le dos des volcans s’accumulent dans ses souvenirs, et elle comprend enfin qu’on n’a pas besoin de partir pour voyager. Elle invente ses premières histoires planquée sous l’un des lits de la chambre qu’elle partage avec ses sœurs, à Fresnes.
 
Elle part à dix-sept ans poursuivre des études de philosophie à Nanterre. Elle a une dette envers l’institutrice qui lui a appris à lire et décide de s’en acquitter en transmettant à son tour le précieux savoir. Elle passe le concours d’instituteurs à vingt ans, poursuit ses études et enseigne en même temps avec jubilation dans des communes rurales des Yvelines, et aux enfants du voyage. Lorsque le maire du village décide de fermer l’école parce que ceux-ci constituent désormais la majorité des effectifs, elle prend un congé de formation et retourne chez Platon, Epicure et consorts.
 
Le professeur des écoles devient professeur de lycée. Les élèves sont juste un peu plus grands, et elle un peu plus vieille. Mais l’institution qui l’a aidée à quitter Fresnes est devenue le parent pauvre de la république. Nathalie Garance a le spleen. Elle se rappelle de sa jubilation lorsqu’elle inventait des histoires sous le lit, ou qu’elle écrivait des adaptations de contes à ses élèves pour la pièce de théâtre de fin d’année. Elle se souvient du plaisir qu’elle a eu à rédiger son mémoire de maîtrise sur le thème du sophiste et du philosophe chez Platon. Et découvre la suprême liberté d’écrire des nouvelles, puis des romans. C’est ainsi que naît le commissaire Elée, personnage à l’étrangeté familière, poussé quelque part entre les pieds du lit. Perméable aux histoires des autres, et au charme de Marcelle.
Entre les barreaux, la plage.
Nathalie Garance publie en 2009 le premier opuscule d’une série policière, Le sourire de l’ange, aux Editions Mutine. Elle achève la même année le second volet, Folles coches, et travaille actuellement sur son troisième roman.

 

  • Le sourire de l'ange (Polar) publié en 2009 aux Editions Mutine
  • Folles coches (Polar) publié en 2010 aux Editions Mutine
ROLAND LAURETTE

ROLAND LAURETTE

Né aux confins de la Gascogne, Roland LAURETTE partage sa vie entre Nice et le Sud-Aveyron.

Agrégé de Lettres Modernes, sa carrière l’a conduit à enseigner dans des classes post-bac et notamment en classe préparatoire.

Raphaëlle ou l’Ordre des Choses est son premier roman publié. Il a terminé le suivant, La Faute de Personne et travaille sur le troisième, Vie d’Alexis.

Raphaëlle ou l’Ordre des Choses qui a obtenu le Prix « La Plume de Fébus » a par ailleurs été bien accueilli par la presse :

Le Bien Public écrit : «On peut être un tout petit éditeur et publier des œuvres dignes des plus grands»,

Le Patriote Côte d’Azur parle de « la touche d’un grand écrivain », 

Le Journal de Millau évoque « une écriture d’un grand raffinement et justesse de ton »

et le Blog de FR3 Corse « ce terrible et superbe roman ».

Le roman a été l’objet de nombreuses rencontres (Nice, Paris, Toulouse, Tarbes, Millau, Dijon, Rodez… dans des librairies, des salons du livre ou des lieux dédiés au vin) et de conférences comme « Genèse du Roman » à l’Université de Turin ; il a suscité un important et élogieux courrier des lecteurs.

Passionné d’histoire de l’art, Roland LAURETTE est l’auteur d’un essai  Michel de Ghelderode et la tradition fantastique de la peinture flamande , d’un spectacle poétique Aragon, le fou du siècle et d’un argument de ballet La Dame à la Corneille. Il a animé une émission littéraire radiophonique. Il s’intéresse particulièrement à la démocratisation de la musique de qualité. C’est pourquoi, il est le président-fondateur de deux festivals qui ont fait leur chemin : le Festival de la Vallée et des Gorges du Tarn ; les Moments Musicaux de Millau. Attaché à la vie sociale, il participe activement à plusieurs associations en milieu rural.

  • Raphaëlle ou l'ordre des choses (Roman) publié en 2006 aux Editions Mutine

 

JACQUES THOMASSAINT

JACQUES THOMASSAINT

Né en 1942, Jacques THOMASSAINT a longtemps exercé dans l’Education Nationale. D’abord instituteur, puis rééducateur. Il publie d’abord des recueils de poésie, avant d’écrire pour la jeunesse et de publier un essai sur l’usage du conte en rééducation.

Aujourd’hui établi en Bretagne, il poursuit des travaux d’écriture multiformes : poésie, pamphlet, nouvelles, roman, théâtre, articles. Il anime un atelier d’écriture, lit parfois poèmes et nouvelles en public, rencontre les élèves dans les écoles et participe à des soirées slam.

 

Jacques Tomassaint, notre auteur, notre ami, nous a quittés. Il est mort le 6 mars 2013 à la suite d’une longue maladie dont il parlait avec pudeur et humour pour ne pas faire peser d’ombre sur ses amis. 

Jacques Thomassaint était un écrivain prolixe, romancier, nouvelliste, poète (Il a reçu, entre autres, il y a quelques années le prix de la ville de Dijon.) Et aux Editions Mutine, il a publié six ouvrages dont deux romans rocambolesques et pleins d’humour : En attendant la canicule et L'hiver sera rude et un recueil de nouvelles Ici et là-bas. 

Avec sa tête de barde breton et sa corpulence, c’était un personnage truculent, attachant, qui inspirait confiance, respect et la joie de vivre, jusqu’à son dernier souffle. Un indigné aussi, militant défendant la cause des plus démunis avec son humour tendre, et acide parfois. Ses éditorieaux sur son blog étaient un pur régal.

Nous avions encore bien des projets communs. Le destin en a décidé autrement. Il laissera un grand vide  dans notre association et dans le cœur de la présidente.

Marie-Thérèse Mutin

"A vous tous,

révoltés, communistes, anarchistes, syndicalistes, hommes et femmes en colère, soutiers de la misère, bâtisseurs d’avenir multicolore, pacifistes, émigrants, émigrés, sans-papiers et chercheurs de sentiers nouveaux, faucheurs de plantes transgéniques, casseurs de pub, déboulonneurs d’icônes, poètes sans rimes ni raison, futuristes, sculpteurs de musiques du monde, parleurs des cités oubliées, crieurs de feu, embastillés de l’ordre et prisonniers du désordre, ouvreurs de passages dans les océans, franchisseurs d’abîmes, écoliers de la liberté, graveurs de tags, tagueurs de palissades à incendier, lanceurs de mots dans la nuit flicarde, pêcheurs d’étoiles et voleurs de nuages, attrapeurs de vent, amants amantes nus nues dans les flots d’amour, fumeurs d’herbes rouges, incendiaires du vieux monde, briseurs de chaînes fraternels, laveurs d’aubes inconnues, militants du désespoir et des folles espérances, sniffeurs de poussières célestes, soldats sans armes que les paumes offertes, montreurs de prairies et de bocages lumineux, traqués sous les bombes et les obus, dépenaillés de la vie, massacrés des grandes tueries, marcheurs sans retour sur les routes détruites des vastes saisons noires, bateleurs des rivages taraudés par le flux, maraudeurs d’estran sous les tempêtes des hivers ivres de vent, jeunes gens beaux et fiers, vieillards refusant le naufrage, épouses sous le joug et le voile des croyances absurdes, hommes ployant sous la schlague et la morgue des puissants, livreurs d’eaux aux assoiffés du monde, porteurs du chant du refus, vigies aux lisières des marées naissantes,

A vous, tous,
Salut !

Et que nos poings dressés soient enfin une forêt en marche, invincible."

Jacques Thomassaint

STEPHAN TUREK

STEPHAN TUREK

Stéphan TUREK vit entre Bourges et la banlieue parisienne. Après avoir travaillé comme illustrateur d’ouvrages de science-fiction chez Denoël et J’ai lu, il passe de l’autre côté du miroir et propose son premier roman à quelques éditeurs sans trop y croire.

« Les Editions Mutine m’ont contacté un an après l’envoi de mon manuscrit, alors que je pensais que cette histoire finirait au fond d’un tiroir. Je me souviens avoir pensé que les personnages de mon roman allaient pouvoir entamer une seconde vie, après celle que je leur avais donné, la vie rêvée de tout héros de roman, celle que leur confère les lecteurs. Drôle de pensée … »

Le parcours de cet auteur est atypique. Des études d’architecture qui le mèneront … à l’illustration puis à la peinture. Dix ans durant lesquelles il écumera les galeries parisiennes avec parfois un certain succès mais aussi beaucoup de frustrations et de déceptions.

« Le monde de l’art me semble sclérosé en France. Il est très difficile de se faire entendre lorsqu’on a peu de relations et un nom qui ne fait pas vendre tout de suite. Les découvreurs de talent se font rares et la prise de risque est quasi nulle au sein des galeries parisiennes. Bizarrement ce sont les plus modestes qui tentent parfois l’aventure de la nouveauté alors qu’elles n’ont pas les moyens de promouvoir efficacement leurs découvertes. Le doute s’insinue très vite dans l’esprit des artistes qui tentent d’exposer leur travail. Suis-je assez talentueux pour y arriver ? Il faut être costaud pour persévérer et continuer dans cette voie. »

Ce constat le conduit finalement à écrire une première version de Frénésie esthétique sous la forme d’un scénario pour le cinéma.

« Cette première version m’a permis de bien cerner les personnages et de visualiser l’histoire, de la penser en images. Cela m’a permis d’aboutir à un roman très visuel, je crois. Je voulais aussi pouvoir creuser un peu plus la psychologie des personnages, prendre le temps de poser l’action, chose difficile à faire lorsqu’on écrit pour le cinéma où il faut souvent user de raccourcis frustrants. »

 

Ce roman s’inspire donc un peu de sa propre expérience mais n’a rien d’autobiographique.

« Il traite des dérives de notre société où l’image est devenue reine. L’image que l’on donne et celle que l’on reçoit. Celle qui nous fait roi ou moins que rien. Il parle de solitude, d’absolu, de fantasmes, de la complexité des relations humaines, et bien sûr de la condition d’artiste. »

Le mot de la fin :

« Un grand merci à ceux qui ont prit le temps de se plonger dans mon univers et qui m’ont témoigné de leur sympathie. Je n’ai d’autre prétention que de distraire les lecteurs et souhaite avoir la possibilité de le faire encore longtemps. Ce premier roman en appelle d’autres et il me faudra maintenant partager mon temps et ma passion entre le chevalet et la feuille de papier. »

Je voulais aussi en profiter pour dédier Frénésie esthétique à mes parents et tout particulièrement à ma Maman. »

 

  • Frénésie esthétique : roman publié en 2007 aux Editions Mutine.
  • Call me : roman publié en 2014 aux Editions Mutine.
 

 

LAURENT VIGNAT

LAURENT VIGNAT

Né en 1970. Marié, deux enfants. Vit actuellement à Givry.
Écrit depuis l’âge de 14 ans.
Étude secondaires en région parisienne.
Études supérieures à la Sorbonne (lettres et philosophie).  
 
 
1995 : Devient professeur certifié de lettres modernes.
1996 : premières affectations dans l’Oise (enseignement supérieur, lycée général, professionnel, collège,) et diverses expérimentations d’ateliers d’écriture ou de philosophie.
2000 : L’Estropiée (monologue de théâtre interprété par une comédienne à Beauvais).
2000 – 2003 : une dizaine de publications de courts textes et de nouvelles dans des revues littéraires, très sérieuses et très confidentielles (Le Vilain Petit Canard, Rue Saint-Ambroise, Harfang, Multiples…).
Différentes lectures publiques (théâtre, galerie d’art…).
2004 : affectation en Bourgogne (collège de Givry).
2006 : publication de Lignes de rive (roman) aux Editions Mutine. Lecture publique à l’occasion de la sortie. Articles de presse (Journal de Saône-et-Loire, Bien Public, Bourgogne Magazine) et un reportage de France 3 Bourgogne dans le cadre de l’émission « Ouvrez les Guillemets ».
2007 : obtient le deuxième prix de la création artistique de Saône-et-Loire (3000 euros).
2008 : publication de Une Saison en campagne, toujours aux Editions Mutine.
 
" Aime Michaux, la prose émerveillée de Cossery, le fouet verbal de Céline, gravir les coteaux de la côte chalonnaise à bicyclette, écouter le rire de mes enfants, le dernier regard d’Antoine Doinel dans les Quatre cents coups, les infimes tracas métaphysiques des personnages de Carver, la mauvaise foi de Flaubert dans sa correspondance, la vigueur calcaire d’un Montagny premier cru, les yeux de ma compagne, les mélopées de Keith Jarrett, la virtuosité rythmo-verbale de Grand Corps Malade, le deuxième mouvement (forcément le deuxième !) de la Jeune Fille et la Mort de Schubert…
Aime encore le partage des mots et l’hésitation du crayon, la crispation des doigts trop gourds sur la mine." 
 
  • Lignes de rive (Roman) publié en 2006 aux Ed. Mutine
  • Une saison en campagne (Roman) publié en 2008 aux Ed. Mutine